Entretien avec la doctorante, Bara’a Rahmania, sur les ondes de Radio Constantine

Entretien avec la doctorante, Bara’a Rahmania, sur les ondes de Radio Constantine

29 novembre 2022 0 Par Chaouki Djeghim

Sur invitation de radio Constantin.

* Bara’a Rehamnia découvre 13 bactéries bénéfiques pour les patients atteints de maladie cœliaque et d’intolérance au lactose dans les grottes de l’Algérie parle et révèle

Le programme Shabab.com, présenté par Mounir Belhoula, met en vedette Bara’a Rehamnia, la découvreuse de bactéries bénéfiques pour les patients cœliaques dans les grottes de l’Algérie, en présence comme inviter le responsable du club de spéléologique de Constantine le SCC25 le spéléologue Constantinois Djeghim Chaouki un des clubs que la chercheuse a côtoyés.

  • Résumé de la rencontre.
  • Mounir Belhoula : C’est quoi la spéléologie ?

* Bara’a Rehamnia : La spéléologie est une science indépendante à branches multiples, quand tente de la vider de son véritable sens par certains opportunistes ayant un intérêt personnel et matériel pour les grottes, notamment à travers les réseaux sociaux bien connus qui sont accessibles à tous.

Heureusement, il y a des organisations et des fédérations internationales et mondiales dans ce domaine qui s’intéressent à la science liée aux découvertes de grottes.

Et Bara’a Rehamnia ajoute depuis quelques années, la NASA s’intéresse aussi à cette science dans ces études sur les exo-planètes en raison de sa spécificité.

Et c’est pourquoi les robots spéléologues ont été créés.

  • Mounir Belhoula : Pourquoi la NASA étudie les grottes ?

* Bara’a Rehamnia : L’intimité de ces lieux biologiques, ou comme on les appelle à la NASA, le monde des intra-terrestres ressemble à l’environnement confiner des planètes que la NASA et en train d’étudier.

Sur ce lien https://www.futura-sciences.com/sciences/breves/titan-nasa-developpe-etonnants-robots-transformers-explorer-titan-lune-saturne-1245 vous trouverez des informations supplémentaires sur ces robots.

Et Bara’a Rehamnia ajoute l’environnement dans les grottes est complètement différent de celui de la surface de la terre.

  • Mounir Belhoula : Comment avez-vous débuté cette exploration ?

* Bara’a Rehamnia : Mon début avec l’exploration n’était pas une coïncidence, mais plutôt un objectif d’étude souligné comme j’étais un étudiant en master à l’Université de Constantine 1.

  • Mounir Belhoula : Y a-t-il quelque chose qui vous a poussé à l’exploration avant ?

* Bara’a Rehamnia : Oui, la revue Nature m’a inspiré dans le domaine de l’exploration et de la découverte scientifique.

Et Bara’a Rehamnia ajoute que j’ai lu un article dans ce magazine à propos d’une recherche semblable, ce qui m’a poussé à regarder dans les grottes de Constantine et de l’Algérie en général.

  • Mounir Belhoula : Comment avez-vous commencé ?

* Bara’a Rehamnia : Le commencement de la recherche a consisté à isoler ces bactéries et à les utiliser à des fins industrielles scientifiques, en particulier médical.

Bara’a Rehamnia ajoute en temps normal, les probiotiques sont extraits de certains consommables, mais mon idée était le contraire.

  • Mounir Belhoula : Comment ?

* Bara’a Rehamnia : Amener les probiotiques d’un milieu de vie extrême comme les grottes;

  • Mounir Belhoula : vos encadreurs ont-ils accepté ?

* Bara’a Rehamnia : Oui; parce que c’était une idée nouvelle à l’Université de Constantine 1.

  • Mounir Belhoula : En quoi consistent les probiotiques ?

* Bara’a Rehamnia : Les probiotiques sont des microbes utiles et bénéfiques qui sont favorables à l’organisme humain.

  • Mounir Belhoula : On s’en sert pour quoi ?

* Bara’a Rehamnia : Ces microbes sont utilisés depuis l’antiquité par l’homme dans l’industrie alimentaire, comme certains fromages, et même dans la fermentation du lait et la fabrication de « yaourts » qui facilitent la digestion.

  • Mounir Belhoula : Que pouvez-vous ajouter au sujet de la spéléologie?

* Bara’a Rehamnia : La spéléologie est un domaine scientifique moderne et vaste qui a besoin d’être soutenu en Algérie, surtout qu’aujourd’hui il est enseigné dans les écoles des pays développés.

Bara’a Rehamnia ajoute au début de mes études, il m’était difficile de présenter une nouvelle idée au Comité scientifique de l’Université de Constantine 1, après de vigoureuses tentatives, j’ai réussi à convaincre le comité d’apporter un échantillon de bactéries bénéfiques, raison pour laquelle ils ont accepté ma thèse de doctorat.

  • Mounir Belhoula : Par qui?

* Bara’a Rehamnia : La thèse a été acceptée dans le cadre d’un partenariat entre l’Université de Constantine et l’Université de Suède.

  • Mounir Belhoula : Qui sont les encadreurs

* Bara’a Rehamnia : L’idée a été encadrée localement par le professeur Kassem Chaouch Noureddine et de l’Université de Suède par le professeur Natushka Lee.

  • Mounir Belhoula : Et en ce qui concerne les échantillons?

* Bara’a Rehamnia : Le prélèvement d’échantillons était local, provenant de quelques grottes Algériennes, dont les grottes de Constantine.

  • Mounir Belhoula : Qu’avez-vous fait à l’Université de Suède

* Bara’a Rehamnia : L’étude approfondie a été effectuée à l’université de Suède dans le cadre d’un partenariat international entre l’université d’Alger et l’université de Suède.

  • Mounir Belhoula : Qui a parlé de votre recherche ?

* Bara’a Rehamnia : De nombreux médias internationaux ont mis en lumière mes recherches et de nombreuses revues scientifiques internationales en ont parlé.

  • Les media internationaux qui on parler de la découverte
  • Mounir Belhoula : Et en Algérie,

Ba Bara’a Rehamnia : Au niveau local la Radio de Constantine est le seul média à mettre en lumière cette découverte

« considérée comme exclusive dans cette édition ».

  • Mounir Belhoula : Les échantillons ont été prélevés d’où exactement.

* Bara’a Rehamnia : Les échantillons ont été prélevés dans déferlantes grottes des régions de Constantine, Tébessa, Guelma, Bouira et Bejaia.

  • Mounir Belhoula : De quel type de bactérie s’agit-il ?

* Bara’a Rehamnia : Les bactéries découvertes dans ces grottes sont des Bacillus.

  • Mounir Belhoula : De quel genre de cavernes proviennent ces bactéries ?

* Bara’a Rehamnia : Ces échantillons ont été prélevés dans les deux types : Grottes et Gouffres, cette dernière ayant une activité humaine faible ou quasi inexistante en raison de la difficulté d’accès à son intérieur.

  • Mounir Belhoula : Quelle est la grotte la plus importante dans laquelle des échantillons ont été collectés ?

* Ba Bara’a Rehamnia : La grotte la plus importante d’où nous avons extrait des bactéries est le gouffre d’Aswel dans la willaya de Bouira, le deuxième gouffre le plus profond d’Afrique après le premier gouffre le plus profond du continent, l’Anou Ifflis à Tizi Ouzou.

Observation :

Nous nous arrêtons ici pour clarifier, Anou Ifflis ou le gouffre du léopard communément appelé par les spéléologues, n’a été mentionnée ici que par fierté et aucun échantillon n’a été prélevé sur ce gouffre.

  • Mounir Belhoula : Quels sont les avantages d’une telle découverte?

* Bara’a Rehamnia: Les principaux avantages de cette découverte sont la spécificité thérapeutique pour les malades allergiques au lactose et au gluten.

  • Mounir Belhoula : Qu’est-ce qu’elle fait

* Bara’a Rehamnia : Ces bactéries décomposent la gliadine, qui provoque une indigestion chez les patients cœliaques.

  • Mounir Belhoula : Existe-t-il d’autres avantages ?

* Bara’a Rehamnia : Il en va de même pour l’intolérance au lactose, car cette bactérie décompose le sucre de lait, qui provoque les flatulences et l’indigestion.

  • Mounir Belhoula : Avez-vous quelque chose à ajouter?

* Bara’a Rehamnia : Nous avons été en mesure de démontrer la capacité thérapeutique de ces bactéries, qui est la même suggestion que mon étude visant à les exploiter pour des avantages médicaux naturels.

Interviewé par // Mounir Belhoula.

Radio Algérie de Constantine.

La vidéo complète sur ce lien // https://fb.watch/h5U1H5H7p5