Analyse littéraire du roman “Les Secrets du Lac des Damnés” 4ème partie

Analyse littéraire du roman “Les Secrets du Lac des Damnés” du Dr Emir BERKANE, par son collègue de l’équipe des Spéléologues Algériens, Djeghim Chaouki.

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CHAPITRE 9 : EXPÉDITION BIR BENOSMANE III “Batman”

Ce chapitre son auteur le Dr Emir BERKANE nous plonge dans les activités de recherche et d’exploration menées autour de la colonie de chauves-souris de Bir Benosmane, marquant une collaboration fructueuse entre des scientifiques, des explorateurs et des partenaires locaux.

L’histoire commence avec le contact de Mohammed Lamine Bendjeddou, un jeune étudiant, sollicitant de l’aide pour des observations et des prélèvements autour de la colonie de chauves-souris de Bir Benosmane. Cette demande conduit à une collaboration entre l’équipe de plongée souterraine et l’Ecostaq, laboratoire de l’université de Annaba, représenté par le Professeur Zihed Bouslama.

Le partenariat consiste à effectuer des observations, des prélèvements et des prises de vues sous l’eau et sous terre pour étudier la colonie de chauves-souris, les araignées troglodytes et d’autres espèces présentes dans la région. Malgré le manque de reconnaissance officielle dans les publications scientifiques, l’équipe reste dévouée à sa mission pour l’amour de la science, de l’écologie et de l’Algérie.

Les expéditions se multiplient, avec des découvertes fascinantes sur la diversité des espèces et leur fragilité. Mohammed Lamine Bendjeddou, en particulier, attire l’attention des experts internationaux avec ses résultats sur les espèces vulnérables, malgré les jalousies et la concurrence dans son domaine.

Parallèlement à ces activités, l’auteur le Dr Emir BERKANE poursuit sa formation en rejoignant les Global Underwater Explorers (GUE) au Portugal, où il perfectionne ses techniques et acquiert une philosophie plus profonde de l’exploration et de la préservation de l’environnement. Son mentor, Ricardo Constantino, lui fait découvrir les principes de l’exploration et de la conservation dans une approche scientifique et écologique.

De retour en Algérie, l’équipe poursuit ses efforts pour documenter et préserver la colonie de chauves-souris, malgré les défis bureaucratiques et le manque de soutien institutionnel. Les partenariats avec des sponsors d’équipementiers comme GRALMARINE et d’autres marques permettent d’obtenir le matériel nécessaire pour mener à bien les expéditions et les études.

L’installation d’une caméra infrarouge dans la grotte de Bir Benosmane, financée par l’Ecostaq et équipée par GRALMARINE, ouvre de nouvelles possibilités pour l’étude de la colonie de chauves-souris. Malgré les défis logistiques et les obstacles bureaucratiques, l’équipe parvient à mettre en place le dispositif avec l’aide de collègues spéléologues de Bejaia.

L’auteur décrit également des moments fascinants d’observation, comme la découverte d’un phénomène étrange impliquant des larves et des insectes dans la colonie de chauves-souris. Malgré l’intérêt pour ces observations, l’absence de suivi scientifique souligne les lacunes dans la recherche environnementale en Algérie.

Le chapitre se termine sur une note critique envers les politiques environnementales en Algérie, soulignant le manque de volonté politique pour protéger les espèces en danger et promouvoir la conservation. L’auteur le Dr Emir BERKANE déplore le manque d’engagement des ministres de l’environnement et met en lumière le rôle crucial de la société civile dans la promotion de l’écologie et de la conservation environnementale.

CHAPITRE 10 : ÉPILOGUE

Cet épilogue introspectif clôt le récit des explorations menées autour de la colonie de chauves-souris de Bir Benosmane avec une réflexion profonde sur les succès, les échecs et les défis rencontrés en cours de route.

L’auteur reconnaît que malgré les obstacles et les difficultés, ces explorations ont été un témoignage vivant de la capacité de l’homme à agir et à s’unir pour un objectif commun. Cependant, il refuse de tomber dans le cliché des phrases toutes faites sur la volonté et l’unité humaine, préférant aborder les moments de découragement, les blocages administratifs, et les déceptions qui ont jalonné leur parcours.

Une critique poignante est dirigée vers l’absence de continuité et de relève dans les efforts de préservation de l’environnement en Algérie. L’auteur le Dr Emir BERKANE reconnaît le rôle crucial de leur propre équipe dans la dégradation du site de Bir Benosmane en le médiatisant sans prudence, le transformant en une attraction touristique qui a fini par menacer son intégrité.

Malgré cela, l’auteur garde espoir et propose des solutions pour protéger et préserver le site, notamment en le déclarant site d’expérimentation scientifique et en créant un centre d’information ou un musée pour sensibiliser le public à son importance écologique.

La frustration envers les politiques environnementales algériennes est clairement exprimée, dénonçant l’absence de suivi et de réponse aux propositions et initiatives de la société civile. L’auteur souligne l’importance de répondre aux courriers et aux demandes des citoyens engagés dans la préservation de l’environnement.

Malgré les défis et les déceptions, l’épilogue se termine sur une note optimiste, soulignant le pouvoir des jeunes Algériens à provoquer le changement grâce à leurs rêves, leurs efforts et leur détermination. L’auteur rappelle que personne n’est trop grand ou trop inaccessible pour contribuer au combat écologique et que chaque individu peut faire sa part pour préserver le patrimoine naturel de l’Algérie. Cet épilogue offre une réflexion profonde sur les défis et les espoirs liés à la préservation de l’environnement en Algérie, tout en soulignant le potentiel des individus à provoquer le changement.

A Suivre …

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