Quand on vole des arbres… que vole-t-on vraiment ?
Lors d’une simple tournée de contrôle aujourd’hui, nous n’attendions rien d’autre que de voir la vie suivre son cours. Nous voulions retrouver ces jeunes plants mis en terre le 28 mars 2026, observer leur adaptation, apercevoir les premiers signes d’une croissance silencieuse…
Mais la réalité a été brutale.
Certains ont disparu.
Arrachés. Volés.
Comme s’ils n’avaient jamais existé.
Ce qui nous fait mal, ce n’est pas seulement l’absence de quelques arbustes…
C’est l’absence de respect.
C’est une atteinte à un engagement sincère, à un effort collectif, à un espoir que nous avions semé ensemble.
Depuis le début de cette initiative à « Jeninet El Gaâda », les actes de vandalisme et de vol se répètent. Et une question douloureuse s’impose :
Pourquoi ce que d’autres plantent à proximité reste intact, alors que notre travail est systématiquement ciblé ?
Est-ce le fruit du hasard ?
Ou y a-t-il une volonté de nuire derrière ces actes ?
Le plus douloureux… ce ne sont pas les arbres
La dernière phase de ce projet n’était pas une simple opération de plantation.
C’était un moment profondément humain.
Des enfants scouts…
Des mains innocentes plongées dans la terre, des regards remplis d’espoir, des sourires sincères… Ils ne plantaient pas seulement des arbres, ils plantaient des souvenirs.
L’un d’eux avait dit ce jour-là :
« On reviendra les voir quand ils auront grandi… peut-être même avec nos enfants. »
Comment leur expliquer aujourd’hui que certains de ces rêves ont été arrachés ?
Comment dire à un enfant que certains préfèrent détruire plutôt que protéger ?
Cette initiative n’était pas un simple projet.
C’était un engagement total, porté à 100% par le Spéléo Club Constantine SCC25.
Des journées d’efforts, de travail, de passion…
Et il ne restait que le plus beau : suivre, arroser, accompagner la croissance.
Mais même cela, certains ont tenté de nous l’enlever.
Nous avons appris, avec regret, que certaines personnes n’ont ménagé aucun effort pour faire échouer cette initiative.
À ce stade, il ne s’agit plus seulement de vandalisme…
Mais d’un choix.
Un choix contre la vie.
Contre le bénévolat.
Contre l’idée de laisser une trace positive derrière soi.
Et pourtant… nous continuerons
On peut voler un arbre.
On peut casser des branches.
Mais on ne vole pas une idée.
Nous replanterons.
Nous reviendrons plus forts.
Parce que ceux qui sèment la vie ne peuvent pas être arrêtés par ceux qui la détruisent.
La différence est claire :
Nous plantons pour faire vivre…
D’autres ne font que lutter contre la vie.
Un dernier mot
À tous ceux qui sont passés un jour près de ces plantations :
Rappelez-vous… ce n’étaient pas que des arbres.
C’était un espoir.
Un message.
La preuve que le bien existe encore.
Et aujourd’hui plus que jamais, Il est temps de le protéger… ensemble.





