LA GROTTE DE BOU-ZABAOUINE

LA GROTTE DE BOU-ZABAOUINE

22 août 2010 0 Par admin

COMMUNE MIXTE DE AÏN-M’LILA (Département de Constantine)

(REPRISE DE FOUILLES)

Situation géologique

Le Djebel Bou-Zabaouine se dresse au sud-ouest d’Aïn M’lila, dans les plaines des Ouled Abd-en-Nour (Numidie centrale. Il forme la terminaison orientale du chaînon du djebel Nif-en-Nser. Tandis que

Celui-ci atteint 1,540 mètre, le Bou-Zabaouine s’élève seulement à 1,101 mètre, soit à 430 mètres environ au-dessus des dépressions avoisinantes. Sa surface, absolument dénudée, laisse affleurer partout le roc calcaréo-dolomitique de l’Eocrétacé, qu’érode une multitude de petites ravines profondément encaissées.

Le Nif en-Nser dessine une cuvette synclinale en relief, à laquelle fait suite, vers l’ouest, le dôme anticlinal en creux de Bled el-Guessaia. Il est très probable que le Bou Zabaouine est un tronçon demeuré en surélévation de la crête périphérique d’un dôme anticlinal en creux, symétrique de celui d’EI- Guessaia et situé à l’est de la cuvette du Nif en-Nser. A ce dôme, effondré sous les alluvions de la plaine qu’arrose maintenant l’Oued-Fourchi, vient s’accoler, du côté de l’est, la cuvette synclinale en relief du Djebel-Guerioun, qui dresse son point culminant à 1,729 mètre au-dessus de la mer.

Si du pied du Guerioun jaillit l’Aïn- Fesguia, véritable fleuve thermal, qui forme, par son volume d’eau, la principale source de l’Oued-Bou-Merzoug, de la base du Bou-Zabaouine sortent les nombreux griffons de l’Aïn-Fourchi, qui constituent la véritable tête du réseau hydrographique de la rivière. On conçoit aisément, dès lors que le Bou-Zabaouine ait dû à sa proximité d’aussi importantes venues aquifères, de devenir de bonne heure un centre d’établissements humains.

Historique

Mon ami et Collègue de la Société archéologique de Constantine, M. A. Robert, dont les intéressants travaux ne sont plus à compter, tant ils se multiplient, a présenté au Congrès préhistorique de France, session de Périgueux, 1905, une fort curieuse étude sur la Grotte du Bou-Zabaouine.

Pendant son séjour à Aïn-M’lila, comme Administrateur, il a pu fouiller partiellement cette importante Grotte et le résultat de ses recherches a paru en 1906. Son travail se terminait par l’espoir que des fouilles futures pourraient se continuer méthodiquement, car il laissait à Bou-Zabaouine beaucoup de galeries et de chambres qu’il n’avait pu explorer. Au Congrès des Sociétés savantes, à Alger, en 1905, je me souviens que M. Robert nous avait présenté une série de calcaires vermiculés et perforés, provenant de cette Grotte, sur lesquels il a été longuement discuté. Mon ami était déjà à cette époque un enthousiaste de la Préhistoire et il voyait, dans beaucoup de sujets, la manifestation d’une industrie humaine.

De vieux observateurs présents à la discussion, MM. Capitan, Flamant, Pallary et moi ne tombions pas d’accord avec sa façon de voir et souvent là où on semblait reconnaître la main de l’homme, il se trouvait que ce n’était qu’un jeu de la nature que mon excellent et distingué ami, M. Flamant, nous présentait par la géologie, sous son aspect véritable.

Toute polémique à part et quoi qu’il en soit, j’ai eu l’occasion de classer au Musée de Constantine toute la collection que M. Robert a généreusement abandonnée et, je le dis hautement, il existe là une industrie merveilleuse qui aurait mérité – pour certains types – une description plus détaillée.

Ayant à correspondre très souvent avec mon vieil ami Robert, à diverses reprises je lui avais manifesté mon désir de visiter Bou-Zabaouine et au besoin d’y pratiquer quelques fouilles.

Certains points, en effet, m’avaient toujours paru très obscurs, car j’avais déjà pu établir un grand lien de parenté entre la belle industrie de Bou-Zabaouine et celle que j’avais pu recueillir dans la Grotte des Ours, à Constantine.

Toutefois, la présence de flèches analogues à celles de l’industrie saharienne, dans la collection de M, Robert, l’absence totale de la poterie, étaient à mes yeux deux points énigmatiques. Aussi, j’étais toujours tenaillé par l’idée de poursuivre les si intéressants travaux de mon excellent ami.

Au début de 1916, profitant d’un congé de repos de huit jours, j’ai pu, à ma très grande satisfaction, me rendre à Aïn-M’lila. Ne voulant en aucune façon supplanter l’auteur, je lui avais au préalable proposé de continuer le travail avec sa collaboration; mais en raison des graves circonstances que nous traversons et des fonctions que M. Robert doit remplir comme juge suppléant à Bordj-Bou-Arreridj, il lui fut impossible de me répondre affirmativement. Je le regrette bien vivement, mais en même temps je le remercie sincèrement de m’avoir prêté son bien veillant appui.

Grâce à sa connaissance des lieux et de ses bonnes relations, il a pu me faciliter considérablement la tâche que j’entreprenais, en me recommandant chaudement auprès de son ancien collègue, également mon collègue de la Société archéologique de Constantine, M. Morris, que je remercie très vivement.

Situation

J’emprunte au travail de mon ami M. Robert la description et la situation de la Grotte de Bou-Zabaouine qu’il a si heureusement explorée avant moi.

Située sur le flanc est du Nif-en-Nser – le bec d’Aigle des Arabes – à 4 kil. 500 du centre de Aïn M’ Lila, la grotte est creusée à 964 mètres d’altitude dans un puissant massif ainsi qu’on l’a vu au début – appartenant au crétacé inférieur. Une route, en partie carrossable, y conduit, mais en raison de l’escarpement, le raidillon cahotique, qui achève le trajet, demande encore un certain temps avant de pouvoir arriver à l’ouverture de la grotte.

Cette ouverture peut avoir 5m50 de hauteur et autant de largeur; elle regarde par dessus le champ de tir, dans la direction du centre de Ain-M’ Lila, que l’on découvre en entier.

Sur toute la façade, une faille énorme sépare le massif pour ainsi dire totalement, ménageant à droite une large baie à ciel ouvert et venant, au contraire, s’appuyer hermétiquement sur la gauche. Cette faille est la conséquence d’un couloir de 23 mètres de long, partiellement remblayé et accédant à une chambre, prenant jour à la voûte, par une ouverture irrégulière, produit d’un éboulement, sans doute au bouleversement de formation du massif.

Vers la fin du couloir accédant à cette chambre, on constate un tirage d’air extraordinaire ne permettant pas de conserver une bougie allumée.

En raison de ce dispositif, cette première salle est imparfaitement étanche et si sa couverture se trouvait déjà ruinée à l’occupation, cela constituait forcément une gêne. Elle se poursuit, moins large, à droite et à gauche en plein massif, par une autre salle plus petite, laquelle pourrait être riche en documents. Toutefois, la grande difficulté proviendrait du cube énorme de remblai qu’II y aurait à enlever sur toute la longueur du couloir de 23 mètres et de la chambre qui le continue.

Face à l’entrée, à 7 mètres environ, par une ouverture en triangle rectangle presque régulier, le sommet, vers le haut, est d’un très curieux aspect; on pénètre dans une chambre de 4 mètres sur 5 mètres avec percée sur la gauche, pour communiquer avec la salle principale d’ouverture et se poursuivre à droite, plongeant en plein massif, en un large couloir régulier, lequel semble constituer une autre chambre. Cette dernière n’est accessible qu’en rampant et se trouve pour ainsi dire totalement remblayée. Il est possible que, dégagée, cette salle restreinte ménageât encore une ou plusieurs voies de pénétration.

Fouilles

Depuis les premières fouilles de mon ami .M. Robert, en 1900, par la faille signalée, des apports de terre et de pierraille, peut-être même des éboulements, ont enrayé de nouveau la grande salle d’entrée et il ne m’a été guère possible de déterminer exactement le travail antérieur exécuté.

J’ai donc disposé mon équipe de quatre hommes pour me diriger, en sous-œuvre, vers la salle à ouverture triangulaire en faisant dégager immédiatement sous l’entrée de la grotte. J’ai recueilli là quelques objets et j’ai pu constater la présence de foyers nombreux, preuve évidente que les primitifs se tenaient de préférence sur le seuil.

Toutefois, le travail s’est trouvé fort gêné par un véritable chaos de blocs de rocher tombés du faîte et aussi de ceux attenant au sol naturel.

J’ai pu acquérir, là du moins, la preuve évidente qu’il n’existe qu’une seule et belle industrie à Bou-Zabaouine. J’avais pensé, en poursuivant jusqu’à la couche limoneuse, rencontrer 1 comme dans toutes mes autres fouilles, l’industrie des quartzites, avec très rares silex; il n’en fut rien.

Dans la salle de face, à ouverture triangulaire) sur laquelle je dirigeai la fouille, j’ai pu constater la même chose en faisant exécuter le même travail.

J’ai observé là une particularité curieuse que j’ai déjà eu l’occasion de signaler dans mes fouilles de Bougie(1). Le limon du fond de la grotte est constellé de pois jaunâtres, tranchant nettement sur la nature du sol, très noir par le haut et graduellement tirant sur le jaune. Il y a lieu de voir là, sans doute, un phénomène dû aux infiltrations des eaux pluviales tombant en gouttelettes de la voûte, saturées d’organes du massif Tamisant au travers de l’épaisseur considérable de cendres noires, ces eaux ont donné a u terrain la teinte dégradée qui s’observe.

Continuant toujours en sous-œuvre, par la percée de gauche, donnant accès dans la grande salle de façade, j’ai commencé le dernier jour passé à Bou Zabaouine, à faire déblayer le couloir menant à la chambre accessible seulement en rampant.

Contrarié par un temps affreux, qui rendait la grotte intenable à cet endroit, j’ai dû me borner à un simple travail de reconnaissance sans résultat appréciable.

Au préalable j’avais voulu me diriger, suivant en cela les conseils de mon ami M Robert, par le long couloir de la faille, vers la chambre ajourée dont il a été parlé. Prenant immédiatement à l’entrée de la grotte et longeant la paroi de gauche, je fis ouvrir une tranchée de 1m50 de largeur. Mais il aurait fallu disposer de beaucoup plus de temps et c’est à peine si, après avoir fait dégager dans cette grande salle de façade tout ce qui me paraissait intéressant, il me fut possible d’arriver à l’amorce du couloir de 23 mètres.

Tout le produit archéologique de ma fouille provient en majeure partie de cet endroit. Toutefois, là où j’ai dû, faute de temps, faire arrêter les ouvriers, j’ai pu constater la présence d’un foyer extraordinairement puissant et il faudrait les coloris d’un pinceau exercé pour en donner une idée exacte.

Sur toute la largeur de l’entrée du couloir, débordant même sur la salle, le long de la paroi de fond, de plus de 2 mètres et sur 1m50 environ d’épaisseur, ce ne sont que bandes parfois épaisses, de couleur noire marron, blanche, rougeâtre et rouge vif.

A cet endroit – et il en existe pour ainsi dire un peu partout dans les fouilles – j’ai constaté également un banc véritable de coquilles d’escargots dont beaucoup ont été calcinées. Il est donc à présumer que les néolithiques de Bou-Zabaouine en faisaient une ample consommation.

J’estime que ce puissant foyer atteste bien un moyen de protection contre les fauves. La nuit, les habitants devaient se réfugier au bout de ce long couloir, dans les diverses salles le continuant, entretenant à l’entrée un énorme brasier pour éloigner les incommodes visiteurs.

Ainsi que le dit dans son travail l’ami Robert, et je pense sans peine comme lui, tout l’attrait de la Grotte de Bou-Zabaouine pourrait bien se trouver dans ces refuges Du reste, aucun ossement humain n’a été rencontré et il est fort possible qu’un réduit isolé de cette vaste grotte ait pu servir de lieu de sépulture.

Industrie

Au-dessus et à gauche de la salle de face à ouverture triangulaire, M. Robert a signalé la présence d’un personnage grossièrement tracé au trait dans la paroi.

Ne disposant d’aucun moyen et en raison de la hauteur, je n’ai pu juger du dessin et de sa proportion. Le travail de mon savant collègue en comporte  une reproduction à laquelle on pourra se reporter, et il est possible, ainsi qu’il l’envisage, que d’autres dessins peuvent exister ailleurs dans les profondeurs de la grotte. Il faudrait une étude spéciale et un éclairage particulier; le temps me manquait pour cette étude et je ne disposais pas d’une lampe à acétylène, indispensable pour cet éclairage.

M. Robert a également signalé une tête et un cou d autruche gravés sur un fragment de la coquille d’un œuf de cet oiseau. Il ne m’a pas été possible de retrouver ce fragment, lorsque j’ai classé dans la vitrine le produit de la fouille de Bou-Zabaouine et notre regretté Conservateur du Musée, M. Hinglais, n’a pu me fixer à cet égard.

Je possède, de ma fouille, environ 150 débris de ces coquilles et il n’existe nulle trace de gravure Sur certains, on relève une calcination profonde et il est possible que ces œufs, constituant de véritables récipients, faisaient l’office de vases véritables pour chauffer les liquides, ainsi que je l’ai déjà avancé dans mes travaux sur les escargotières.

Silex

Dans le lot important d’objets envoyés par mon collègue, M. Robert, j’ai dit que j’avais trouvé quelques flèches de facture saharienne. Je n’en ai trouvé aucune à Bou-Zabaouine et il est fort probable que celles qui m’ont tant intrigué provenaient d’une autre station, car mon infatigable ami avait adressé à M. Hinglais des lots de diverses provenances.

L’industrie du silex à Bou-Zabaouine, de même que dans la Grotte des Ours à Constantine, est relativement pauvre et je ne possède que deux pièces nettement caractérisées; un gros racloir à retouches dorsales et un perçoir. Beaucoup de larges éclats comportent des étoilures, preuve de leur utilisation, mais sans affectation spéciale. C’est la décadence de J’industrie si abondante à l’époque antérieure (2), où je signalais les mêmes types par centaines.

Poterie

J’ai recueilli, un peu partout, 20 fragment de vases divers et je suis heureux de pouvoir avancer que l’industrie de Bou-Zabaouine est identique à celle de la Grotte des Ours (3).

Quatre de ces fragments comportent des dessins profonds, à l’estampille, analogues à ceux reproduits et provenant de cette grotte. (Fig. 1).

En général; l’argile est grossière, mal cuite et utilisée avec ses impuretés Il semblerait même que, intentionnellement – ainsi que cela a été avancé par

Certains auteurs – on semait dans la pâte d’argile à employer du quartz pulvérisé, tant il abonde. La plupart de ces débris proviennent de vases ayant été exposés au feu; sur l’un d’eux, on relève comme un enduit rougeâtre et toute la surface interne et externe a été comme raclée en fins copeaux, avant cuisson.

On ne relève sur ces divers fragments aucun indice laissant reconnaître l’usage du tour

Os poli

Si le silex est à sa décadence à Bou-Zabaouine, L’os poli au contraire y existe abondant et fort bien travaillé. La vitrine de M. Robert, au Musée de Constantine, en contient une série importante et j’en ai recueilli moi-même dix-sept spécimens complets et incomplets : aiguilles très fines, perçoirs, lissoirs, alènes, etc. Dans la série recueilli par M. Robert, il existe plusieurs longues et larges aiguilles avec châs, et moi-même j’en possède une cassée.

Lors de ma fouille dans la Grotte des Ours, à Constantine, j’ai recueilli et reproduit, dans mon travail le dessin d’un objet énigmatique sur lequel j’attirai déjà l’attention.

Je ne me souviens pas avoir’ jamais vu quelque chose d’analogue et je soumets, aux préhistoriens, deux spécimens curieux (Fig., 2), dont le plus grand a été recueilli par l’auteur de la première fouille.L’ami Robert a donné une reproduction photographique (Fig. 5 de son travail) de quelque chose de semblable, sous la rubrique: pendeloques; J’estime qu’il y a mieux que cela, car nous possédons là un outil remarquable, lequel est à l’industrie de l’os ce que la large encoche est au silex. Polis, raclés sur toutes les surfaces, on observe partout de profondes stries; le dos épais est également dégarni de ses aspérités pour la prise en main. L’encoche large et régulière constitue comme une petite faucille dont le tranchant en lamé de couteau des deux côtés atteste un usage prolongé

J’ai cru devoir prélever au Musée le beau type recueilli par M. Robert, pour qu’il vienne à l’appui du plus petit recueilli dans mes fouilles. Ils se complètent tous les deux.

Je donne également le dessin d’un fragment d’os plat et poli, sur lequel on compte 25 petites cupules profondes et irrégulières, obtenues simplement par le va-et-vient d’un éclat de silex manœuvré comme une vrille Je l’ai également prélevé au Musée, car j’y trouve une manifestation artistique qui vaut le signalement, mon ami Robert n’en ayant pas fait le dessin.

La fig. 2 reproduit un lissoir soigneusement usé en bec de flûte à ses deux extrémités, absolument semblable à un autre que j’ai recueilli dans la Grotte des Ours. Cet outil aussi a dû avoir son affectation particulière, car il atteste un long usage.

Pour terminer avec l’industrie de l’os, je signalerai enfin une amulette perforée, faite avec un fragment de carapace de tortue. M Robert en a également recueilli une et j’en ai déjà signalé dans des fouilles antérieures.· La tortue devait donc être l’objet d’une certaine vénération. Marteaux, broyeurs, polissoirs sont répandus dans la Grotte du Bou-Zabaouine. Sur une massette, analogue à celle dont se servent encore les cantonniers, on constate, de chaque côté des deux plus larges faces, l’amorce d’un essai de perforation.

Un large galet de grès a été creusé et poli; il a pu servir de lampe, le fait ayant été signalé par divers auteurs. Malheureusement, il est fortement détérioré. M. Robert a recueilli dans ses fouilles une assez grande quantité de haches polies de la forme en boudin. Je n’ai pas été très heureux de ce côté et je n’ai trouvé qu’un long fragment, côté tête, d’une hache en serpentine, soigneusement polie, laquelle devait être superbe.

J’ai conservé de ma fouille le moule interne siliceux d’un Gastropode éocène, appartenant à un genre que mon ami M. Joleaud n’a pu déterminer, par suite de son état fragmentaire, mais il ajoute qu’il provient certainement des calcaires à silex suessoniens où se ravitaillaient en matière première les tailleurs de pierre néolithiques des hautes plaines constantinoises. Ce moule comporte sur sa périphérie de nombreuses étoilures et paraît avoir servi de percuteur.

En plus de la note géologique du début de mon travail, M. Joleaud a bien voulu se charger de déterminer les quelques ossements que j’avais pu recueillir à Bou-Zabaouine, de même que certaines coquilles d’escargots; la faune comprend :

Le Hérisson (Erinaceus algirus Duv.);

Le Zèbre (Equus Burchelli Gray);

La Gazelle dorcade (Gazella dorcas L.);

Le Mouflon à manchettes (Ammotragus teruia Pail.) ;

Le grand Bœuf (Bos primigenius mauritanicus P. Thom.);

La Tortue de terre (Testudo mauritantca Dun. et Bib.);

Helix aspersa Müll. Vermiculata Müll.; Rumina decollata L.

Je tiens tout particulièrement à remercier mon excellent et savant ami M. Joleaud.

En terminant, j’ajoute que, lors de la premier fouille, M. Robert a signalé déjà une faune variée et très intéressante; je ne doute pas qu’elle s’augmenterait encore si un jour il était possible de fouiller les salles faisant suite au long couloir dont il a été question au début.

                                                                                A. DEBRUGE.


(1) La Grotte Ali-Bacha à Bougie. – Association Française pour l’avancement des Sciences. Congrès de Montauban (A Debruge),

(2) La Grotte Ali-Bacha à Bouqie. – Association Française pour l’avancement des Sciences. Congrès de Montauban (A. Debruge).

Grotte du Mouflon à Constantine Congrès de Lille, 1909 Extrait des comptes rendus de l’Association française pour l’avancement des Sciences (A. Debruge).

(3) La Grotte des Ours, Recueil de la Société archéologique de Constantine, année 1908, pages 117 à 161 (A Debruge).

La version PDF téléchargeable